Journal d'un végétarien

16 juin 2014

Dossier Végétarisme dans "Regard Bouddhiste n° 5"

Un dossier de 33 pages sur le végétarisme

 

 

Pour plus d'info: http://magazine-regard-bouddhiste.com/ 

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27 mai 2014

Respect du vivant

[Des enfants s'amusaient à enlever les pinces d'un crabes. Le Bouddha intervint :] « Le crabe mange et boit, comme vous le faites. Il a des parents, des frères et des sœurs. Quand vous le torturez, vous causez de la souffrance à sa famille. Réfléchissez à cela […] Chaque être vivant mérite de jouir d'un sentiment de sécurité et de bien-être. Nous devons protéger l'existence et apporter le bonheur aux autres. Tous les êtres vivants, qu'ils soient petits ou grands, qu'ils aient deux ou quatres jambes, qu'ils nagent ou qu'ils volent, ont le droit de vivre. Nous ne devons ni les faire souffrir ni les tuer.. sauvegardez la vie.

« Mes enfants, telle une mère aimante protégeant son enfent unique au mépris de sa propre sécurité, nous devrons ouvrir nos cœurs pour préserver tous les êtres vivants. Notre amour doit s'étendre à ce qui vit au-dessus, en dessous, à l'intérieur, à l'extérieur ou autour de nous. Jour et nuit, que nous soyons immobiles ou en mouvement, assis ou allongés, nous devons demeurez dans cet amour.

 

Thich Nhat Hanh, Sur les traces de Siddharta, pp. 287-288, 1996, éd. JC Lattès (1998, éd. Pocket)

 

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10 juin 2013

Le silence des bêtes : La philosophie à l'épreuve de l'animalité

 
Publié en 1998, cet ouvrage de référence analyse comment, des présocratiques à Derrida, les diverses traditions de la métaphysique occidentale ont abordé l'énigme de l'animalité : une autre histoire de la philosophie, mais tout sauf une thèse... A cette époque, les animaux n'existaient à peu près pas dans la pensée française. Depuis, se multiplient les analyses et les méditations sur la détresse qui leur est infligée, sur leur statut d'êtres sensibles, sur leur subjectivité, sur leur existence nue de vivants muets, sur leur capacité à communiquer et à symboliser, sur leur droit à avoir accès à des droits. On doit pouvoir déconstruire l'arrogance du propre de l'homme sans pour autant offenser le genre humain.
  • Broché: 1078 pages
  • Editeur : Points (3 janvier 2013)
  • Collection : Points Essais
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757829661

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LA NUTRITION HYGIÉNISTE

de Albert Mosséri

Ce livre est le complément du livre sur le jeûne qui est le premier remède de la Nature. Le jeûne est une mesure d’urgence pour éliminer les causes de la maladie en désintoxiquant l’organisme et lui permettre de mieux assimiler les nouveaux aliments. La nutrition est le garant de la santé, pour la maintenir à un niveau élevé. L’être humain est fait pour manger des aliments sains et spécifiques à sa constitution qui permettront de le maintenir en forme toute sa vie, s’il respecte aussi les autres facteurs d’hygiène physique et mentale.

Pour avoir une santé parfaite, il faut savoir quels sont les aliments à éviter, et quels sont les aliments à consommer. On ne peut pas prétendre avoir une bonne santé si on se nourrit d’aliments malsains, non spécifiques à la race humaine. Il faut aussi apprendre à ne pas mélanger certains aliments incompatibles provoquant indigestion et dangereuses fermentations.

 

Il faut savoir que, alimentation n’est pas synonyme de nutrition. En effet, les meilleurs aliments ne peuvent assurer une bonne nutrition que s’ils sont digérés et assimilés correctement.

 

 L'auteur :  Albert Mosséri, hygiéniste pur, disciple de Shelton, mène un combat sans relâche depuis cinquante ans en écrivant plus de vingt ouvrages sur l’alimentation. Il nous invite dans ce dernier livre, avec de nouvelles argumentations, en nous libérant des préjugés et des habitudes néfastes, à ne plus subir la maladie ni une mort prématurée comme une fatalité ou un hasard, mais à réagir par une hygiène de vie et une alimentation prévue par le créateur, qu’il nous fait ici, redécouvrir.

 

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Sommaire

Chapitre 1 : Tableau d’anatomie et de physiologie comparées - Chapitre 2 : Étude de l’anatomie et de la physiologie comparées - Chapitre 3 : Les normes physiologiques erronées - Le taux des globules blanc et des T4 - Faut-il rechercher le diagnostic médical ? - Chapitre 4 : Peut-on se comparer aux autres? - Chapitre 5 : Fatigue, faiblesse et amaigrissement - Chapitre 6 : le régime d’Adam et d’Eve - Ou est notre paradis ?- Chapitre 7 - le régime ordonné par dieu - Chapitre 8 : Les aliments défendus par dieu - Chapitre 9 : L’homme s’est-il adapté à la viande - L’adaptation - Chapitre 10 : Le menu originel et les instinctos - Chapitre 11 - Peut-on aimer la viande? - Adaptation = détérioration - Chapitre 12 : Peut-on s’adapter à tout ? - L’alcool, le café, le chocolat, et les médicaments - La maladie est un empoisonnement - Chapitre 13 : Peut-on manger de tout, mais sans abus ? - Chapitre 14 : Peut-on s’habituer au vin, au café, aux tranquillisants? Le mal de tête est une élimination - Chapitre 15 : Quand le corps s’adapte à la viande et au pain - Chapitre 16 : Comment se retrouver dans tous les systèmes - Chapitre 17 : Pas d’heures fixes pour manger - Chapitre 18 : Le menu idéal - Recettes - conseils - Chapitre 19 : Les aliments riches en protéines - Chapitre 20 : Comment reconstruire les défenses naturelles Chapitre - 21 - Le volume musculaire chez les athlètes - Chapitre 22 : Rôle des bactéries dans la synthèse des protéines - Chapitre 23 : L’homme est-il frugivore ? - Chapitre 24 : Les examens et les analyses bidon. - Chapitre 25 : 33 % des diagnostics sont erronés - Chapitre 26 - Quand la médecine fait un pronostic - Chapitre 27 : Faut-il dire la vérité aux malades graves ? - Clapitre 28 : Quand la médecine. condamne un malade - Chapitre 29 : Quand les pharmaciens et les médecins font la grève - Chapitre 30 : Molière déjà dénonçait la médecine - Chapitre 31 : Le charlatanisme.

 

ISBN: 2-88165-047-3 - Format 15 X 21 cm. - 204 pages

 

 

 

 

de Herbert M. Shelton

 

"Nous devons exploiter les riches sources de vitalité que nous offre la nature et les utiliser à notre profit. Nous devons procurer à nos enfants des substances nutritives supérieures et seule la nature peut nous les donner. Pour obtenir des aliments nutritif, il est inutile de s’adresser au chimiste ou à l’industriel. Seuls les produits de la nature peuvent assurer une bonne nutrition.’’

Si le nom du docteur Shelton suggère à lui seul une approche différente et nouvelle de la santé, le mouvement Hygiéniste dont il est le plus célèbre porte-parole et qui vit le jour au dix-neuvième siècle est malheureusement encore peu connu de nos jours. Et pourtant il ne s’agit pas d’une mode passagère et opportuniste. La voie hygiéniste ne propose pas de régime miracle, elle ne prétend pas guérir telle ou telle maladie. Cependant la plupart des maladies étant des maladies de carence, ou de déficience vitaminique ou minéralogique, c’est à ces déficiences et carences que l’hygiénisme s’attaque. Cela implique d’abord un reconditionnement total de l’organisme, une désintoxication, d'abord par le jeûne (si possible), mais aussi et surtout par une alimentation supérieure conforme aux lois de la nature vivante.

 La nutrition a en effet perdu de nos jours son rôle physiologique primordial pour devenir une distraction, un débouché lucratif aux produits de notre société de consommation pour qui, profit oblige, la quantité et la variété valent plus que la qualité. Dans ce sens ce livre est un vibrant réquisitoire contre cette société qui est au service des institutions plutôt qu’à celui de l’homme, à la remorque de l’argent plutôt qu’à l’avant-garde d’un véritable progrès de l’humanité.

La voie hygiéniste est celle que nous trace la nature: de l’alimentation du bébé jusqu’à la préparation à l’hiver, il faut que l’organisme fonctionne, s’alimente, élimine, et se protège comme nous l’enseigne la nature dans les différentes manifestations de sa sagesse.

 

 

Le docteur Shelton est sans aucun doute l’Hygiéniste le plus influent du 20ème siècle. C’est un homme dont les idées et les efforts incessants ont formé un mouvement de santé qui est sur le point de transformer la santé et ses soins autour du globe. Il est né en 1895 et a fondé l’American Natural Hygiene Society.
En 1948, avec le concours des docteurs Benesh, Esser, Gehman et Gian Cursio, il a contribué à la renaissance de l’Hygiénisme.
II a dirigé une Maison de Jeûne qu’il a appelée Health School c’est à dire Ecole de Santé. II a soigné plus de 30.000 malades dans sa Maison, venus du monde entier. Il est l’auteur de 35 livres, la plupart de plus de 500 pages. Il a publié une revue intitulée Dr Shelton’s Hygienic Review, mensuelle, depuis 40 ans, et qui est pleine d’idées de son esprit fertile. Chaque numéro de cette revue est écrit avec le feu et la force de la jeunesse. Chaque numéro est étudié par les élèves et les lecteurs contemporains dans le domaine de la santé.
Dans ses écrits, Shelton a critiqué la médecine et même les patients pour leur négligence des lois de « cause et effet » et leur vaine recherche du remède dans les laboratoires ou dans la jungle. Toutefois, ses écrits n’étaient pas seulement un tour de force iconoclaste, mais avaient pour but d’instruire et de souligner la simplicité de maintenir la santé sans médicaments ni aucune thérapie.
Sa méthode consistait en une cure de jeûne à l’eau, suivi d’un menu Hygiéniste et la réforme du mode de vie. Il n’admettait aucune thérapie, fût-elle naturelle.
 
ISBN : 2-88165-061-9  - 236 pages  - 17,50E

 

 

Sommaire

 

INTRODUCTION - Chapitre 1: VIE ET NUTRITION - Chapitre II : LA VIE EST PLUS QUE LA NOURRITURE - Chapitre Ill: LES ALIMENTS VERITABLES - Chapitre IV : ALIMENTATION ET CHIMIE - Chapitre V : LES ACIDES AMINÉS - Chapitre VI : LES PROTEINES VEGETALES - Chapitre VIII : L’ABUS DES PROTEINES - Chapitre IX: FRUITS, NOIX ET LÉGUMES -Chapitre X: LES CARNIVORES - Chapitre XI : LES FRUITS SULFURES - Chapitre XII: L’OXYDATION DES ALIMENTS - Chapitre XIII : LE SEL EST UN POISON - Chapitre XIV : LE MORCELLEMENT DES ALIMENTS - Chapitre XV : LES CARENCES - Chapitre XVI : LA VITAMINOTHÉRAPIE - Chapitre XVII : LES ALIMENTS MIRACLES - Chapitre XIX : ALIMENTATION ET SANTÉ - Chapitre XIX : L’ALIMENTATION DE DEMAIN - Chapitre XX : ALIMENTATION SENSÉE - Chapitre XXI : LES RÉGIMES DE GUÉRISON - Chapitre XXII : JEÛNE ET REGENERATION - Chapitre XXIII : PAS D’AMIDON POUR BÉBÉ - Chapitre XXIV: LA SANTÉ PAR LES EAUX MALPROPRES - Chapitre XXV: CE QUI EST NOCIF POUR L’UN EST BON POUR L’AUTRE ? - Chapitre XXVI: LA VARIÉTÉ FAVORISE LA GOURMANDISE -Chapitre XXVII: LE PLAISIR DE MANGER - Chapitre XXVIII: COMMENT MANGER - Chapitre XXIX: L’ORGANISATION DES REPAS: Chapitre XXX: COMMENT SE PRÉPARER A L’HIVER - Chapitre XXXI: L’HYGIENISME CURATIF - INDEX PAR MOTS CLEF.

 

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31 mai 2013

Les animaux aussi ont des droits

avec Boris Cyrulnik Elisabeth de Fontenay Peter Singer David Rosane

Des entretiens de Karine Lou Matignon 

 

 

Ils souffrent comme nous. Comme nous aussi, ils jouissent du bien-être. Mieux que nous parfois, ils s’imposent par la ruse et l’intelligence. Comment continuer à les traiter comme des « choses » dont on se contenterait de condamner l’abus ? Mais faut-il pour autant leur accorder des droits, et si oui lesquels ? Et qui veillera à leur application ?

Pour répondre à ces questions et à tant d’autres, Boris Cyrulnik l’éthologue, Élisabeth de Fontenay la philosophe, Peter Singer le bioéthicien croisent leurs regards et confrontent leurs savoirs sur la question animale.

Trois sensibilités, trois parcours, trois formes d’engagement : la voie est tracée, au-delà des divergences et des contradictions, et en partie grâce à elles, pour que le législateur s’attelle à la rédaction du contrat qu’il nous faut maintenant passer sans délai avec nos frères en animalité, au nom de la dignité humaine.

 

Boris Cyrulnik est éthologue et neuropsychiatre.

Élisabeth de Fontenay est philosophe.

Peter Singer, fondateur du Mouvement de libération animale, enseigne la bioéthique.

Karine Lou Matignon est journaliste et écrivain.

David Rosane est ornithologue.

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Date de parution 02/05/2013

Sciences humaines (H.C.)

288 pages - 18.00 € TTC

Seuil

26 février 2013

Les droits des animaux ======(Disponibilité: 22 mars 2013)==========

de Tom Regan

 

Traduction d'Enrique Utria

 

Les animaux ont des droits. C’est la thèse que défend Tom Regan dans cette œuvre fondatrice, contribution majeure à la réflexion morale contemporaine. Loin d’être sans pensée, comme l’affirmait Descartes, les animaux que nous mangeons, chassons ou livrons aux expériences scientifiques sont conscients du monde. Leur esprit est empreint de croyances et de désirs, de souvenirs et d’attentes. Ce sont, à ce titre, des êtres dotés d’une valeur morale propre, indépendamment de l’utilité qu’ils peuvent avoir pour nous. Ce n’est pas simplement par compassion pour leur souffrance, mais par égard pour leur valeur que nous devons les traiter avec respect. La théorie de Regan est la formulation philosophique la plus élaborée et la plus radicale d’une éthique des droits des animaux. Elle pose une exigence de cohérence : si nous refusons l’exploitation des hommes, il nous faut également dénoncer l’exploitation des animaux non humains. L’abolition de l’élevage, de la chasse et de l’expérimentation est requise par la justice.


Tom Regan est professeur émérite de philosophie morale à la North Carolina State University à Raleigh (États-Unis). Il est le plus influent théoricien des droits des animaux.

750 pages – 14 x 21 cm – 2012

ISBN : 9782705682309

 

Collection « L'Avocat du diable » dirigée par Charles Girard

 

Disponibilité: 22 mars 2013

 

 http://www.editions-hermann.fr/index.php 

http://tomregan.free.fr/

 

25 janvier 2013

Viande, la nouvelle guerre de religion

Végétariens et carnivores s'affrontent sans ménagement. Enquête sur un phénomène.

 

Visite surprise de François Hollande à Rungis le 27décembre 2012.

Visite surprise de François Hollande à Rungis le 27décembre 2012. © Benoit Tessier/AFP

 

Avant Noël, ils militaient à coups de prospectus contre l'insoutenable gavage des oies; au Nouvel An, ils réveillonnaient 100% végétarien dans le restaurant Soya, à Paris... Depuis quelques années, ils ont banni la viande de leurs assiettes et ne s'en cachent plus. Le mouvement des "no meat", comme on les surnomme dans les pays anglo-saxons, où il puise ses racines, fleurit en France. Si elles ne franchissent pas encore le seuil des 2 % de la population - contre 10% en Grande- Bretagne, par exemple -, les associations végétariennes comptent sans cesse plus d'adhérents: 3 000 pour l'Association végétarienne de France. Et dans notre pays d'éleveurs et de chasseurs arc- bouté sur ses traditions, c'est une petite révolution.

Ce qui a affûté les consciences ? D'abord des ouvrages qui ont eu l'effet d'une bombe. Le "Faut-il manger les animaux ?" du New Yorkais Jonathan Safran Foer, sinistre plongée dans les coulisses de l'élevage américain, puis "Bidoche", du militant écolo Fabrice Nicolino, qui révélait l'envers du décor de l'industrie de la viande en France. Et voilà deux autres livres dont Le Point publie en exclusivité les bonnes feuilles : "No steak", le plaidoyer du journaliste Aymeric Caron (1), et l'enquête sur le halal de Michel Turin (2). Le tout dans le sillage d'une série de scandales sanitaires qui a instillé le doute sur la vraie nature de notre steak. Notre consommation de viande rouge ne cesse de baisser. "Cela s'explique davantage par la généralisation des modes de vie urbains et par des raisons économiques liées à son prix", nuance Pierre-Michel Rosner, président du Centre d'information des viandes (CIV).

Il n'empêche, les mentalités évoluent. Des menus sans viande s'af- fichent sur les cartes des restaurants étoilés .A Nice, Jean Montagard fait redécouvrir les légumineuses ; à Paris, on ne raconte plus la conversion d'Alain Passard, qui aurait retrouvé l'inspiration dans le rutabaga et le topinambour, et c'est à Jérôme Banctel, bras droit de Senderens, que Cyril Aouizerate, le patron végétarien du très branché Mama Shelter, a fait appel pour son premier vegan fast-food parisien. "Nous voulions sortir des clichés et montrer que le végétarisme peut être joyeux", dit-il. La tendance gagne les cantines. A Paris, le maire du 2e arrondissement, Jacques Boutault (Europe Ecologie-Les Verts), a imposé les "mardis végétariens".

Santé

Tous, végétariens endurcis ou convertis de fraîche date, disent vouloir "en finir avec les idées reçues". A commencer par : "La viande, c'est bon pour la santé." Ils expliquent, études à l'appui, que la surconsommation de viande favorise les maladies cardio-vasculaires et certains cancers. "Ces recherches n'ont pas été menées sur des Français et l'élevage américain, avec ses parcs d'engraissement intensif, n'a rien à voir avec le nôtre", rétorque le président du CIV. En France, l'Institut national du cancer considère toutefois qu'une consommation excessive de viande rouge favoriserait l'apparition du cancer colorectal (lire p. 60). Contactée, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, refuse de s'exprimer sur le sujet.

Un débat tabou ? "Les liens entre l'Etat, le lobby de la viande et l'industrie agroalimentaire sont très forts, commente Fabrice Nicolino. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour peser dans le marché communautaire naissant, la France a fait le choix du tout-carné. L'industrie laitière nous a fait consommer du lait et de la vieille laitière usée." Certains militants envisagent même de déposer un recours contre le Programme national nutrition-santé, qui encourage à consommer des protéines animales une ou deux fois par jour. Et qu'importe si, au ministère de l'Agriculture, on explique qu'il s'agit de promouvoir une alimentation équilibrée. Là où les ayatollahs du soja sont le plus convaincants, c'est sur l'argument écologique. Manger autant de viande est un désastre, et c'est de toute façon intenable. Avec 9 milliards d'humains en 2050, il sera impossible de nourrir avec des protéines animales toute l'humanité. Comme le souligne Aymeric Caron, le modèle carné, qui occupe les trois quarts des terres agricoles de la planète, s'avère peu rentable : "Il faut entre neuf et onze calories d'origine végétale pour obtenir une seule calorie d'origine animale."

Déforestation

Selon la FAO, les élevages sont déjà responsables de 70 % de la déforestation. Si l'on tient compte de l'azote des engrais chimiques, du gaz carbonique lié à la production de nourriture et au transport, du méthane des pets et rots de vache et de la fermentation des déjections animales, l'élevage serait responsable pour 18 % des gaz à effet de serre. Plus que tous les transports sur la planète ! Au ministère de l'Agriculture, on dit avoir pris le problème au sérieux. "Nous encourageons l'autonomie fourragère dans les exploitations, cela permet de limiter la dépendance au soja importé et présente aussi un intérêt environnemental car, si on cultive des légumineuses, on fixe l'azote dans le sol et donc on limite le recours aux engrais", détaille Philippe Mauguin, le directeur de cabinet de Stéphane Le Foll.

Un autre argument se fait entendre, celui de la souffrance animale. Tout a été fait pour nous faire oublier la mort de la "bête", la viande était "désanimalisée", le steak ou le jambon sous cellophane nous donnait bonne conscience. Le récent reportage d'"Envoyé spécial" montrant dans les abattoirs des bêtes égorgées à vif, saignées en pleine conscience, en infraction avec la réglementation, a provoqué un électrochoc, en même temps qu'il lançait la polémique sur les conditions d'abattage de la viande halal. Laquelle est devenue un business propice aux dérives. L'évolution des mentalités bouscule aussi le droit.

Rentabilisation

Des lois sont votées pour mieux protéger les animaux domestiques des mauvais traitements. C'est tout notre rapport à l'animal qui doit changer, plaide la philosophe Marcela Iacub. Le rouleau compresseur des vidéos diffusées sur Internet par l'association de protection animale L214 montrant des élevages de poulets rachitiques dans des cages lilliputiennes ou des cochons piétinant leurs fientes ont terni l'image du bonheur dans le pré. "Les élevages sont devenus des usines à viande et l'animal, gavé d'antibiotiques, une matière première au service de la rentabilisation", dénonce Jocelyne Porcher, ancienne éleveuse, chargée de recherches à l'Inra. "Près de 40 millions d'euros en 2012 ont été mobilisés par l'Etat pour aider les producteurs de porcs à se mettre aux normes en termes de bien-être des animaux : les truies gestantes sont désormais dans des logements collectifs", renchérit Philippe Mauguin.

Reste un point sur lequel tout le monde s'accorde : en finir avec l'élevage industriel intensif. "Il faut rendre à l'élevage ses lettres de noblesse, à la fois pour le respect de l'animal et pour restaurer la dignité de l'éleveur", commente Jocelyne Porcher. En Alsace,Thierry Schweitzer élève dans des conditions trois étoiles 300 truies sur paillis et en plein air. "Nous ne sommes qu'une minorité, regrette le boucher des stars Yves-Marie Le Bourdonnec. Après la crise de la vache folle, les Anglais ont fait table rase de leur modèle industriel." À méditer.

1. "No steak", Fayard, 360 p., 19 euros. 2. "Halal à tous les étals", Calmann-Lévy, 320 p., 18,90 euros.

Par

Source: http://www.lepoint.fr/societe/viande-la-nouvelle-guerre-de-religion-18-01-2013-1616775_23.php

 

20 janvier 2013

No steak

de Aymeric Caron

Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons définitivement de tuer des êtres vivants – 60 milliards d’animaux chaque année – pour nous nourrir.
D’abord parce que notre planète nous l’ordonne : en 2050 nous serons près de 10 milliards, et nos ressources en terres et en eau seront insuffisantes pour que le régime carné continue à progresser.
Mais au-delà des raisons économiques et écologiques, le passage au végétarisme va faire partie d’une nouvelle phase de notre évolution. La science nous prouve en effet un peu plus chaque jour que, contrairement à ce que nous avons longtemps prétendu, les animaux que nous exploitons sont des êtres sensibles, intelligents et sociaux. Dès lors, avons-nous encore le droit de les manger ? Le développement de l’éthique animale nous oblige aujourd’hui à reconsidérer nos devoirs vis-à-vis des autres espèces.
Aymeric Caron a mené l’enquête pour décrire, avec verve et humour, tous les aspects de notre étrange rapport à la viande. Pourquoi les chats et les chiens ont-ils un palace qui leur est dédié au Canada alors qu’en Chine ils peuvent finir au fond d’une casserole ? Pourquoi avons-nous choisi de manger en priorité des cochons, des poulets et des bœufs ? Comment ces animaux de consommation sont-ils produits ? Pourquoi Bill Clinton, Carl Lewis et Bryan Adams ont-ils décidé d’arrêter la viande ? Les végétariens vivent-ils vraiment plus longtemps que les carnivores ? Comment peut-on remplacer les protéines animales ?
Lui-même végétarien depuis plus de vingt ans, Aymeric Caron nous fait partager son expérience. Se gardant de tout prosélytisme et refusant les catéchismes de tout bord, il nous explique de manière limpide pourquoi, un jour, la viande disparaîtra.

Aymeric Caron est journaliste. Il a été grand reporter, a travaillé à Canal + et Europe 1. Depuis septembre 2012, il fait partie de l’équipe d’On n’est pas couché, animée par Laurent Ruquier sur France 2.

 

  • Broché: 360 pages
  • Editeur : Fayard (16 janvier 2013)
  • Collection : Documents
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2213661537

19 janvier 2013

Alimentation humaine : Que dit le corps ? [anatomie comparée]

Les êtres humains sont le plus souvent décrits comme «omnivores» . Cette "observation" repose sur le fait que les humains se nourrissent, en général, d'une grande diversité d'aliments végétaux et animaux. Cependant , les cultures et les coutumes sont plutôt des facteurs de confusion et "l'observation" des pratiques alimentaires n'est pas la meilleure technique à utiliser quand on essaye d'identifier le régime alimentaire le plus «naturel» . Alors que la plupart des humains sont clairement des omnivores par leur comportements, la question demeure de savoir si les humains sont anatomiquement adaptés à un tel régime incluant animaux et végétaux.

 

 

 

Une technique plus objective, et donc de meilleure qualité, consistera à examiner l'anatomie et la physiologie humaine.Les mammifères sont anatomiquement et physiologiquement adaptés à se procurer et à consommer les aliments convenant à leurs régimes alimentaires - Il est de pratique courante, lors de l'examen des fossiles de mammifères disparus, d'examiner les détails anatomiques pour en déduire le régime alimentaire probable de l'animal - Par conséquent, nous pouvons examiner l'anatomie des mammifères carnivores, herbivores (mangeurs de plantes) et omnivores pour voir quelles fonctions anatomiques et physiologiques sont associées à chaque type de régime alimentaire. Ensuite, nous pourrons examiner l'anatomie et la physiologie humaine pour déterminer à quel groupe nous appartenons.

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Analyse détaillée

La cavité buccale (la bouche)

Les carnivores

Les carnivores ont une ouverture de la bouche large par rapport à la dimension de leur tête. Cela confère des avantages évidents dans le développement des forces utilisées pour la saisie, le meurtre et le démembrement de leurs proies. La musculature faciale est réduite, carces muscles gêneraient une large ouverture de la bouche, et ne jouent aucun rôle dans la préparation de l'animal à avaler sa nourriture. Chez tous les mammifères carnivores, l'articulation de la mâchoire est une articulation à charnière simple, située sur le même plan que les dents. Ce type d'assemblage est extrêmement stable et agit comme le pivot d'un "bras de levier" formé par les mâchoires supérieure et inférieure. 

 

Le muscle principal utilisé pour l'exploitation de la mâchoire chez les carnivores est le muscle temporal. Ce muscle est si massif chez les carnivores qu'il représente pour la plupart, la majeure partie des côtés de la tête (quand vous caressez un chien, vous caressez ses muscles temporaux). L'angle de lamâchoire inférieure chez les carnivores est faible. Ceci parce que les muscles masséter etptérygoïdiens, qui se fixent là, sont d'une importance mineure pour ces animaux. La mâchoire inférieure des carnivores ne peut aller d'avant en arrière, et très peu d'un côté à l'autre. Lorsque la mâchoire d'un carnivore se ferme, le cisaillement formé par le passage des molaires taillées les unes par rapport aux autres donne un mouvement  très efficace pour extraire la viande des os.

 

Les dents d'un carnivore sont trop espacées pour piéger convenablement les débris fibreux. Les incisives sont courtes, pointues etleur brochage est utilisé pour saisir et déchiqueter. Les canines sont allongées comme des dagues pour poignarder, déchirer et tuerleurs proies. Les molaires (carnassières) sont aplaties et triangulaires avec des bords dentelés de telle sorte qu'elles fonctionnent comme le tranchant des dents des lames de scieEn raison de l'articulation en charnière, quand un carnivore ferme sa mâchoire, lesdents jugales se réunissent dans un mouvement d'arrière en avant donnant une coupe lisse comme les lames d'une paire de ciseaux.

 

La salive des animaux carnivores ne contient pas d'enzymes digestives. En mangeant, un carnivore mammifère se gave rapidement sans mâcher sa nourriture. Comme les enzymes protéolytiques (protéine de digestion) ne peuvent être libérés dans la bouche en raison du danger d'autodigestion (pouvant endommager leur cavité buccale), les carnivores n'ont pas besoin de mélanger leur nourriture avec de la salive; ils ont simplement besoin de mordre d'énormes morceaux de viande et de les avaler en entier .

Les herbivores

Selon la théorie évolutionniste, les caractéristiques anatomiques du régime herbivore est une branche récente du régime carnivore. Les mammifères herbivores ont une musculature faciale bien développée, des lèvres charnues,une ouverture relativement faible de la cavité buccale et une languemusculaire épaisse. Les lèvres permettent le déplacement de la nourrituredans la bouche et, avec les muscles des joues et la langue, aident à la mastication des aliments. Chez les herbivores, l'articulation de la mâchoire est déplacée,  positionnée au-dessus du plan des dents. Bien que ce type d'articulation soit moins stable que la charnière carnivore, il est beaucoup plus mobile et permet des mouvements de mâchoire complexes, nécessaires à la mastication des aliments végétaux. 

En outre, ce type d'articulation de la mâchoire permet aux dents supérieures et inférieures de se rassembler de façons variables au sein de la joue sur la toute la longueur de la mâchoire. Ce type d'articulation, alors même que la bouche est close, forme de véritables plates-formes de broyage - Ce type d'assemblage est si important chez les herbivores, que l'on pense qu'il a pufaire l'objet de 15 évolutions différentes chez leurs diverses espèces mammifères - L'angle de la mandibule est élargi pour offrir un vaste espace àla fixation de muscles masséters et ptérygoïdiens bien développés (ceux-cisont les principaux muscles de la mastication au sein de ce processus chez ces animaux). 

 

Le muscle temporal est petit et d'une importance mineure. Les muscles masséter et ptérygoïdiens maintiennent la mâchoire inférieure à la manière d'une bride et permettent les mouvements latéraux d'un côté à l'autre. En conséquence, la mastication des plantes dont se nourrissent cesmammifères entraine leur mâchoire inférieure dans un mouvement de balancement prononcé. Ce mouvement latéral est nécessairepour le broyage lors de la mastication.

 

La dentition des herbivores est très variée selon le type de végétation à laquelle une espèce particulière est adaptée. Bien que cesanimaux diffèrent dans les types et le nombre de dents qu'ils possèdent, les différentes sortes de dents qu'ils ont partagent descaractéristiques structurelles communes. Les incisives sont larges, aplaties, en forme de bêche. Les canines peuvent être petitescomme chez les chevaux, proéminentes comme celles des hippopotames, des porcs et de certains primates (celles-ci sont alors spécialisées pour la défense), voire inexistante. Les molaires, de manière générale, sont de forme carrées, aplaties sur le dessuspour fournir une surface de meulage. Les molaires ne peuvent coulisser verticalement en passant l'une sur l'autre dans unmouvement de cisaillement / tranchage, mais elles glissent horizontalement de l'une à l'autre pour écraser et broyer.

 

Les caractéristiques de la surface des molaires varient selon le type de matériel végétal que l'animal mange. Les dents des animauxherbivores sont étroitement regroupées de telle sorte que les incisives forme un mécanisme  de  système efficace de rognage et lesmolaires supérieures et inférieures forment de larges plates-formes pour concasser et broyer. La cavité buccale ainsi enclose a beaucoup d'espace potentiel utilisé lors de la consommation.

 

Ces animaux mastiquent leurs aliments soigneusement et méthodiquement, en poussant la nourriture d'avant en arrière dans leursgrincements de dents par la langue et les muscles des joues. Ce processus rigoureux est nécessaire pour perturber mécaniquementles parois cellulaires végétales afin d'en libérer le contenu intracellulaire digestible et ainsi assurer un mélange intime de ce matériau avec leur salive. Lors de ce processus important,  la salive des mammifères herbivores contient souvent des enzymes dedigestion glucidiques qui commencent à décomposer les molécules des aliments alors que la nourriture est encore dans la bouche.

L'estomac et l'intestin grêle

Les carnivores

Des différences frappantes entre les carnivores et les herbivores sont visibles dans ces organes. Les carnivores ont un estomac simple de grande capacité (à une seule poche). Le volume de l'estomac d'un carnivore représente 60 à 70% de la capacité totale du système digestif. Comme la viande est relativement facile à digérer, leurs petits intestins (où l'absorption de molécules alimentairesa lieu) sont courts, environ trois à cinq ou six fois la longueur du corps. Étant donné que ces animaux ne tuent qu'en moyenne une fois par semaine, un grand volume de l'estomac est avantageux car il permet aux carnivores de se gorger rapidement en mangeant, en absorbant autant de viande que possible à un moment donné, pour ensuite être digérée plus tard, au repos. En outre, la capacitéde l'estomac carnivore à sécréter de l'acide chlorhydrique est exceptionnelle. Les carnivores sont capables de garder leur pH gastrique bas autour de 1-2 (très acide), même en présence d'aliments. Cette forte acidité est nécessaire pour faciliter la décomposition des protéines et tuer les bactéries dangereuses souvent trouvées en abondance dans les chairs en décomposition.

Les herbivores

Suite à la difficulté relative avec laquelle divers types d'aliments végétaux sont décomposés (en raison de grandes quantités defibres indigestes), les herbivores digèrent beaucoup plus longtemps et, dans certains cas, ont des viscères beaucoup plus élaborés que les carnivores. Les animaux herbivores qui consomment des plantes contenant une forte proportion de cellulose doivent"fermenter" (digérer par l'action d'une enzyme bactérienne) leur nourriture afin d'obtenir la valeur nutritive. Ils sont classés comme «ruminants» (fermentation antérieur à l'intestin) ou non ruminants (fermentation dans l'intestin).

Les ruminants sont des animaux herbivores munis des fameuses poches stomacales multiples. Les animaux herbivores qui mangent des végétaux relativement mous n'ont pas besoin d'estomac à poches multiples. Ils ont généralement un estomac simple, et unintestin grêle long. Ces animaux fermentent les parties fibreuses difficiles à digérer de leur régime alimentaire dans leur côlon.Plusieurs de ces herbivores accroissent la sophistication et l'efficacité de leurs voies gastro-intestinales en incluant des enzymes de digestion glucidiques dans leur salive.

 

 Un processus de fermentation par estomac à poches multiples chez un animal qui consommeun régime de consistance molle, aux végétaux pulpeux serait un gaspillage énergique. Les éléments nutritifs et caloriques seraient consommés par les bactéries de fermentation avant d'atteindre l'intestin grêle pour l'absorption. L'intestin grêle des animaux herbivores a tendance à être très long (supérieure à 10 fois la longueur du corps) afin de permettre suffisamment de temps et d'espace à l'absorption des nutriments ..

Le côlon (le gros intestin)

Les carnivores

Le gros intestin (côlon) des carnivores est simple et très court, puisque ses seuls objectifs sont l'absorption de sel et d'eau. Le côlon est court et ne forme pas de sac. Il est approximativement de même diamètre que l'intestin grêle et, par conséquent, a la capacité defonctionnement limitée d'un réservoir. Les muscles sont répartis dans toute la paroi, donnant au côlon un aspect lisse et cylindrique. Bien qu'une population bactérienne soit présente dans le côlon des carnivores, ses activités sont essentiellement laputréfaction.

Les herbivores

Chez les animaux herbivores, le gros intestin a tendance à être un organe hautement spécialisé impliqué dans l'absorption et l'électrolyse de l'eau, la production et l'absorption de vitamines, et / ou la fermentation de matières végétales fibreuses. Les côlonsdes herbivores sont généralement plus larges que leur intestin grêle et sont relativement longs. Chez certains mammifèresherbivores, le côlon a une apparence de poche en raison de la disposition des fibres musculaires de la paroi intestinale. En outre,chez certains herbivores le caecum (la première section du côlon) est assez grand et sert de site de fermentation primaire ou accessoire.

Et les Omnivores ?

On pourrait s'attendre à ce qu'un omnivore montre les caractéristiques anatomiques nécessaires à manger des animaux et des aliments végétaux. Selon la théorie de l'évolution, la structure de l'intestin carnivore est une branche primitive de l'évolution vers les herbivores. Ainsi, un omnivore pourrait être un carnivore dont l'appareil digestif montrerait quelques évolutions vers unrégime herbivore. 

C'est exactement la situation dans laquelle se trouvent l'ours, le raton laveur et certains membres de familles canines - Cette discussion sera limitée à l'ours car ils sont, en général, représentatifs des omnivores anatomiques - Les ours sont classés comme des carnivores mais ils sont des omnivores anatomiques classiques. Bien qu'ils mangent certains aliments d'origine animale, les ourssont principalement herbivores avec 70-80% de leur régime alimentaire composé d'aliments d'origine végétale. (La seule exception est l'ours polaire qui vit dans les glaces, au milieu de la végétation pauvre de l'Arctique et se nourrit principalement de phoques.)Les Ours ne peuvent pas bien digérer la végétation fibreuse et, par conséquent, se nourrissent de façon très sélective. Leur régime alimentaire est dominé par la végétation succulente, les tubercules et les baies. 

 

De nombreux scientifiques pensent que la raison de l'hibernation des ours provient de ce que leur principale nourriture (végétation succulente) n'est pas disponible pendant les hiversfroids du nord. (Fait intéressant, les ours polaires hibernent pendant les mois d'été lorsque les phoques ne sont pas disponibles.)

 

 

En général, les ours présentent des caractéristiques anatomiques compatibles avec un régime carnivore. L'articulation de la mâchoire d'ours est au même plan que les dents molaires. Le muscle temporal est massif, et l'angle de la mandibule est petit correspondant au rôle limité que jouent les muscles ptérygoïdiens et masséters dans l'exploitation de la mâchoire. L'intestin grêleest court (inférieur à cinq fois la longueur du corps) comme celle des carnivores purs, et le côlon est simple, lisse et court.L'adaptation la plus importante à un régime herbivore des ours (et d'autres "anatomique" omnivores) est la modification de leurdentition. Les ours conservent des incisives en forme de tenon, les grandes canines et les prémolaires de cisaillement d'uncarnivore, mais les molaires sont devenues carrées avec des cuspides arrondies pour le concassage et le broyage. Les ours n'ont,cependant pas, adopté les ongles aplatis et émoussés de la plupart des herbivores et ont conservé les griffes allongées et pointuesd'un carnivore.

 

Un animal qui capture, tue et mange des proies doit posséder un équipement physique qui rend la prédation pratique et efficace.Comme les ours incluent des quantités importantes de viande dans leur alimentation, ils doivent conserver les caractéristiquesanatomiques qui leur permettent de capturer et de tuer des proies. Par conséquent, les ours ont une structure de mâchoire, de musculature et de dentition qui leur permet de développer et d'appliquer les forces nécessaires pour tuer et dépecer une proie.Ainsi une articulation de la mâchoire de type herbivore (au-dessus du plan des dents), serait une évolution beaucoup plus efficace pour concasser et broyer de la végétation et offrirait potentiellement aux ours la possibilité d'inclure un large éventail d'aliments végétaux dans leur alimentation, mais, serait beaucoup plus fragile que l'articulation carnivore de type charnière.  L'articulation de la mâchoire herbivore se disloque de façon relativement facile et ne soutiendrait pas assez bien la contrainte de soumettre une proie en difficulté et / ou de broyer des os (alors que cette nécessité est couverte par la large ouverture de la bouche dont les carnivores ont besoin). Dans la nature, un animal avec une mâchoire disloquée serait soit bientôt prêt de mourir de faim oud'être mangé par quelque chose d'autre et, de ce fait, d'être exclus du processus de l'évolution. 

Une espèce donnée ne peut pas adopter la plus fragile mais plus mobile et efficace mâchoire herbivore que si elle s'engage dans une alimentation 
essentiellement végétale, car sinon elle risque la dislocation de la mâchoire, la mort et, finalement, l'extinction.

Et moi ?

L'appareil digestif humain comprend les particularités anatomiques d'un régime herbivore. Les êtres humains ont les lèvresmusculeuses et une petite ouverture de la bouche. Bon nombre des soi-disant "muscles d'expression" sont en fait des muscles utilisés lors de la mastication. La langue agile et musclée, essentielle pour manger, est adaptée à la parole et à bien d'autres choses. L'articulation maxillaire inférieure, aplatie par une plaque cartilagineuse, est située bien au-dessus du plan des dents. Le muscle temporal est réduit . La caractéristique "mâchoire carrée" des mâles adultes traduit le processus combiné angle élargi de la mâchoire inférieure et du groupe de muscles masséter / ptérygoïde. La mâchoire inférieure humaine peut aller de l'avant pour engager les incisives, et aller d'un côté à l'autre pour écraser et broyer.

 

Les dents de l'homme sont également semblables à celles des autres herbivores, à l'exception des canines (des canines de certains des grands singes sont allongées et sont considérées comme utilisées pour dissuader et / ou de défendre). Nos dents sont assez grandes et généralement butent les unes contre les autres. Les incisives sont bien à plat et de type bêche, utiles pour éplucher,couper et mordre des matériaux relativement tendres. Les canines ne sont ni dentelées, ni coniques, mais aplaties, émoussées et petites et fonctionnent comme des incisives. Les prémolaires et les molaires sont carrées, aplaties et nodulaires, et utilisées pour le broyage, et la trituration d'aliments plutôt mous.

 

La salive humaine contient une enzyme digestive glucidique, l'amylase salivaire. Cette enzyme est responsable de la majorité de la digestion de l'amidon. L'œsophage est étroit et adapté à de petites portions molles d'aliments mâchés. Manger vite, en essayant d'avaler une grande quantité de nourriture ou d'aliment fibreux et / ou mal mastiqués (la viande est la cause la plus fréquente) se traduit souvent par un étouffement chez les humains.

 

L'estomac de l'homme est à poche unique, et modérément acide - Médicalement, quand une personne se présente avec un pH gastrique inférieur à 4-5 et qu'il y a des aliments dans l'estomac, c'est une cause de préoccupation - Le volume de l'estomacreprésente environ 21-27% du volume total de l'appareil digestif humain. L'estomac constitue une chambre de mélange et de stockage, mélangeant et liquéfiant les aliments ingérés, il régule leur entrée dans l'intestin grêle. L'intestin grêle humain est long, avec une moyenne de 10 à 11 fois la longueur du corps. (La taille moyenne de l'intestin grêle est de 6,6 à 9 m. La taille du corpshumain mesurée à partir du sommet de la tête à la fin de la colonne vertébrale et en moyenne de 60 à 90 cm chez les individus de taille normale.)

 

Le côlon humain illustre la structure à poche propre aux herbivores. Le gros intestin extensible est plus grand dans la partie prochede l'intestin grêle, et il est relativement long. Le côlon de l'homme est responsable de l'absorption par électrolyse de l'eau et de la production et de l'absorption des vitamines . Il existe également une fermentation bactérienne de matières végétales fibreuses,avec production et absorption de quantités importantes d'énergie alimentaire (chaîne courte d'acides gras volatiles) selon la teneur en fibres du régime alimentaire. La mesure du déroulement de la fermentation et de l'absorption des métabolites dans le côlon humain n'a commencé à être étudiée que récemment.

 

 

En conclusion

Nous constatons que les êtres humains ont la structure d'un appareil digestif résolument herbivore. L'humanité ne montre pas lescaractéristiques structurelles mixtes attendues et trouvées chez les omnivores anatomiques, comme les ours et les ratons laveurs.Ainsi, en comparant l'appareil gastro-intestinal des humains à celui des carnivores, herbivores et les omnivores, nous devonsconclure que l'appareil digestif des humains est conçu pour un régime alimentaire purement végétal.



Fin »