Les grandes religions monothéistes - le christianisme, l’islam, le judaïsme - sont des religions de cultivateurs et de pasteurs nées du néolithique. Rien d’étonnant à ce qu’elles s’opposent à la nature sauvage et idéalisent le jardin comme lieu de repos éternel.

[…]La nature sauvage est, pour elles, un désordre infâme et inquiétant, que l’être humain doit organiser de façon cohérente et rassurante. […] Je pense plutôt que la mission de l’humanité, si je tente de l’exprimer en mots, est de devenir la conscience de la nature.

[…]

La doctrine judéo-chrétienne place l’être humain au centre du monde et lui donne le pouvoir absolu sur la création. Elle a donc institutionnalisé la destruction de la nature.

François Couplan, La nature nous sauvera, pp. 156-199, 2008 © Albin Michel