[…] l’éthologie et la psychologie comparées, malgré leurs insuffisances manifestes, ont montré de façon indubitable que l’animal est un sujet complexe, souvent un individu et parfois une personne. Dans tous les cas, il s’agit d’un interlocuteur et quelquefois d’un partenaire, ce qui justifie déjà pleinement la volonté de le protéger contre la violence des humains.

[…] Ceux qui se soucient aujourd’hui des animaux ne sont pas des femmes ou des adolescentes à la sensibilité exacerbée, mais des individus qui constituent l’avant-garde d’une nouvelle culture en gestation. Car qui s’attaque aux animaux agresse aussi l’homme. Et arguer qu’aimer l’animal revient à détester l’homme est une ineptie qui devrait faire honte à ceux qui la professent.

Dominique Lestel, L’animal est l’avenir de l’homme, pp. 8 et 10, 2010 © Fayard