« […] quelqu’un qui mange régulièrement des produits animaux issus de l’élevage industriel ne peut se dire écologiste sans séparer radicalement le mot de son sens.

[…] Plus étrange encore, ceux qui choisissent d’agir en accord avec [les principes du bien-être animal] – pourtant non sujets à controverse – en refusant de manger des animaux (ce qui, tout le monde en convient, réduirait à la fois le nombre d’animaux maltraités et notre empreinte écologique) sont souvent considérés comme des marginaux, voire des extrémistes ».

Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux ?, pp.78-96, 2011 © Éditions de l’Olivier