Lutter pour le bonheur des hommes n’implique pas de laisser torturer les bêtes, et enchaîner un veau dans l’obscurité na jamais rendu la liberté à un prisonnier politique. Le combat pour les animaux n’est pas dissociable du combat pour les hommes […]

Si la question animale n’est pas posée maintenant par ceux qui pensent librement, c’est-à-dire sans conformisme intellectuel, sans intérêt économique, et sans crainte du ricanement par qui le sera-t-elle jamais ? Pour autant, aussi longtemps qu’elle restera l’affaire des philosophes et des mémères à chats, l’essentiel manquera pour que s’accomplisse enfin dans les mentalités ce qu’on aimerait entendre par « humanité » dans tous les sens du terme.

 

Armand Farrachi, Les Ennemis de la Terre, p. 35-36, 1999 © Exils