[Des enfants s'amusaient à enlever les pinces d'un crabes. Le Bouddha intervint :] « Le crabe mange et boit, comme vous le faites. Il a des parents, des frères et des sœurs. Quand vous le torturez, vous causez de la souffrance à sa famille. Réfléchissez à cela […] Chaque être vivant mérite de jouir d'un sentiment de sécurité et de bien-être. Nous devons protéger l'existence et apporter le bonheur aux autres. Tous les êtres vivants, qu'ils soient petits ou grands, qu'ils aient deux ou quatres jambes, qu'ils nagent ou qu'ils volent, ont le droit de vivre. Nous ne devons ni les faire souffrir ni les tuer.. sauvegardez la vie.

« Mes enfants, telle une mère aimante protégeant son enfent unique au mépris de sa propre sécurité, nous devrons ouvrir nos cœurs pour préserver tous les êtres vivants. Notre amour doit s'étendre à ce qui vit au-dessus, en dessous, à l'intérieur, à l'extérieur ou autour de nous. Jour et nuit, que nous soyons immobiles ou en mouvement, assis ou allongés, nous devons demeurez dans cet amour.

 

Thich Nhat Hanh, Sur les traces de Siddharta, pp. 287-288, 1996, éd. JC Lattès (1998, éd. Pocket)