Une autre existence : La condition animale
de Florence Burgat

Il faut modifier radicalement notre façon de parler des animaux et reconnaître l'évidence de la condition animale, ne plus penser uniquement par rapport à l'être humain ou par rapport à la nature. Pour cela, l'auteur propose un parcours critique à travers les philosophies qui ont pensé l'animal. Florence Burgat montre comment l'existentialisme (Sartre et Levinas notamment), plus encore peut-être que la philosophie classique, a liquidé et interdit la question de l'animal. Elle explicite ces positions en développant le thème de l'organisme, non plus en tant que machine mais organisation, et démontre que le sens biologique est autre chose que l'ensemble des parties d'un animal, et qu'il fonde cette conscience animale dans l'angoisse dont les animaux sont atteints. Elle questionne la condition animale, et s'interroge sur la subjectivité des animaux, mettant en évidence leur pensée, leur résistance, avant d'attaquer les traitements inhumains et indifférents qui leur sont souvent réservés, dont elle dénonce l'idéologie sous-jacente. Enfin, avec l'évidence de la pratique de l'art chez les animaux, l'auteur propose une réflexion sur le symbolique et sur la capacité à symboliser, montrant, pour conclure, que les animaux sont " sujets d'une vie ". Une invitation à dépasser le cadre de la compassion pour fonder notre changement d'attitude sur la base d'une phénoménologie de l'existence animale, ce qui a des conséquences également sur notre façon d'appréhender la vie humaine.

Philosophe, directrice de recherche à l'INRA, Florence Burgat est l'auteur de plusieurs ouvrages fondamentaux sur la question animale dont, "Animal mon prochain" (Odile Jacob, 1997), couronné par le prix Biguet de l'Académie française en 1997, et "Liberté et inquiétude de la vie animale" (Kimé, 2006), dans lequel elle restitue l'expérience et la subjectivité des animaux.
- Broché: 384 pages
- Editeur : Editions Albin Michel (4 janvier 2012)
- Collection : Bibliothèque Idées
- Langue : Français
- ISBN-10: 2226208992
Extraits diffusés par L214:
Ces extraits ne sont pas un résumé du livre. Ils ne donnent pas non plus un aperçu exact du style de cet ouvrage, parfois ardu pour les non philosophes, notamment parce qu’ils ne permettent pas de montrer la large place faite par Florence Burgat aux pensées de plusieurs auteurs.
La résistance que les animaux opposent à leur saisie appartient pleinement à la lutte pour la reconnaissance du droit le plus fondamental : le droit à poursuivre sa vie. L’animal qui résiste à la prise manifeste son désir de vivre, de ne pas être capturé, tourmenté, blessé, enfermé, attaché ou tué. Tout être qui lutte, par les moyens qui sont les siens, exprime de fait la volonté de se voir reconnaître un droit à vivre. Ce vouloir-vivre spontané n’a pas besoin d’une argumentation théorique pour exister […] (p. 25)
L’opposition entre vie et existence est un lieu commun philosophique qui doit beaucoup à l’existentialisme : vivre, simplement vivre, ce n’est pas encore, et même pas du tout, exister. Manuels de philosophie des classes terminales, volumes didactiques de « notions de philosophie », dictionnaires s’en font l’écho. Ce lieu commun est l’obstacle à surmonter pour penser la vie autrement que sur le mode dégradé auquel sa comparaison avec l’existence le condamne. (p. 29)
L’auto-constitution du vivant désigne la capacité qui est la sienne de se distinguer lui-même d’un environnement avec lequel il entretient cependant des relations. (p. 98)
Ainsi, parmi les éléments qui creusent l’écart entre le mode de vie des plantes et celui des animaux, le mouvement spontané occupe-t-il une place centrale. […] L’autonomie et la spontanéité du mouvement propres à la vie animale semblent bien inaugurer quelque chose d’inouï dans la donne de la vie. (p. 99).
Qu’avons-nous donc peur de perdre en posant la question du sens dans le monde animal ?
Le fait pour un vivant de partir en quête d’une chose non encore à portée de main, de rendre en quelque manière présent ce qui est absent, n’est-il pas la marque du désir ? La distance qui sépare le désir de l’atteinte du but rend la différence entre la plante et l’animal manifeste. […] La chose n’est pas donnée à l’animal, il lui faut affronter le monde pour l’obtenir. Pour persister dans la traversée toujours périlleuse du monde vers quelque objet, « le désir est requis », si celui-ci a pour condition essentielle « la satisfaction non encore à portée de main » et si « la satisfaction différée est en retour ce que le désir rend possible ». (p. 108)
Aux côtés des concepts et arguments propres à la philosophie morale américaine, ceux forgés par la phénoménologie fournissent un puissant levier pour contrer les motifs réductionnistes qui sous-tendent et justifient implicitement l’emprise sur les animaux. Peut-on en effet, insistons-y, leur octroyer un monde, une vie de conscience, un rapport au symbolique, une vie de relation, une voix, une existence inquiète et un sentiment de malheur sans que jamais cela soit pris en considération quant aux implications morales et politiques ? (p. 115)
Merleau-Ponty définit le comportement comme le pouvoir général de répondre à des situations par des réactions variées dont le seul point commun est d’avoir un sens. Il se démarque ainsi du schéma stimulus-réaction prévalant dans le contexte de l’hégémonie du réflexe, au profit de celui instauré par la Gestalttheorie (« Théorie de la Forme »), de situation-structure. (p. 167)
Le monde ambiant de la vie, les choses du monde – monde de l’action, monde des choses qui valent pour moi – ne sont-ils donnés qu’à l’homme ? N’y a-t-il que lui pour constituer les objets ? Ce monde-de-la-vie, cette certitude d’une existence continue au sein d’un ensemble ordonné et signifiant pour moi ne le sont-ils que pour la subjectivité humaine ? « Vivre, c’est continuellement vivre-dans-la-certitude-du-monde. » Les animaux vivent en ce sens, ils vivent dans cette certitude non réflexive qu’il y a le monde. Telle est l’une des thèses majeures de Husserl. (p. 249)
[…] On peut évoquer la croyance partagée par le plus grand nombre selon laquelle l’abattage ne pose pas de problème moral parce que les animaux ne réfléchissent pas. Ce qui veut dire ceci : parce qu’ils se représentent pas la situation comme « nous » le ferions en pareille circonstance, il ne savent pas ce qui leur arrive (comme s’il n’y avait qu’une seule espèce de savoir : l’expérience réfléchie en troisième personne), ce qui aboutit à l’étrange conclusion qu’ils n’ont donc aucune expérience ni sensation de ce qui leur arrive, il ne leur arrive rien, il se passe au plus intime d’eux quelque chose à quoi ils demeurent étrangers. L’erreur tient dans l’assimilation du vécu à sa représentation, et cette erreur se trouve consolidée sur un autre plan par la substitution d’une destination (les professionnels de l’élevage ne parlent-ils pas de « viande sur pied » ?) à tout autre qualité, réalité ou possibilité. […] Ces lieux communs, le plus souvent ignorants de la tradition philosophique dont ils proviennent nous intéressent en tant que tels : l’équivalence entre la chose vécue et son concept, au point que la chose vécue sans son concept n’est même plus vécue, a profondément pénétré les esprits. (p. 345-346)
Nous marchons sur une croûte nette mais sous laquelle la putréfaction grouille. L’important est que nous n’en ayons pas la sensation – condition de la bonne marche du processus. Il y a bien ces camions chargés d’animaux que l’on croise parfois sur la route, mais où vont-ils ? Y a-t-il derrière les barreaux où l’on distingue leurs têtes des animaux malades, assoiffés, piétinés ? On ne sait pas. Le citadin a l’œil habitué aux livraisons du mort : les portes s’ouvrent sur des carcasses suspendues et proprement décapitées, qui seront donc découpées par « le savoir-faire de mon boucher » ; celui-là opère l’indispensable transition vers la convivialité. Certes, il a dû falloir tuer, mais ce savoir est vague, parce que le fait que les animaux veulent vivre leur vie n’a aucune consistance dans notre esprit ; partant leur mort n’a guère de réalité. (p. 371)

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Anthologie d'éthique animale : Apologies des bêtes
de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

La conduite des hommes à l'égard des animaux fait depuis toujours l'objet d'une évaluation morale par ceux d'entre nous que la souffrance indigne. La philosophie officielle en Occident, qui justifie l'exploitation des bêtes pour manger, travailler, expérimenter, nous divertir et nous tenir compagnie, fait depuis toujours l'objet d'une contestation puissante par ceux d'entre nous que l'injustice révolte. L'éthique animale est l'étude de la responsabilité morale des hommes à l'égard des animaux et cette anthologie est son histoire.
Une contre-histoire des animaux, dans laquelle Pythagore, Vinci, Cyrano de Bergerac, Rousseau, Voltaire, Sade, Schopenhauer, Lamartine, Darwin, Wagner, Hugo, Tolstoï, Zola, Gandhi, Russell, Colette, Claudel, Yourcenar, Singer, Levi-Strauss, Derrida, Houellebecq, Onfray et beaucoup d'autres prennent position sur les droits des animaux, les devoirs de l'homme à leur égard, le végétarisme, la chasse, l'expérimentation, la corrida, les zoos et d'autres questions théoriques et pratiques.
Avec 180 auteurs, plus de 40 traductions et plusieurs textes inédits, ce livre de référence est la première et la seule anthologie francophone sur le statut moral des animaux.
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, philosophe et juriste, est maître de conférences en relations internationales au département de War Studies du King's College de Londres. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, dont Éthique animale (PUF, 2008, préface de Peter Singer), Textes clés de philosophie animale (Vrin, 2010) et L'éthique animale (« Que sais-je ? », 2011).
- Broché:392 pages
- Editeur : Presses Universitaires de France - PUF; Édition :1 (7 septembre 2011)
- Langue :Français
- ISBN-10: 2130581390
DE L'ANTIQUITE AUX TEMPS MODERNES
Pyhtagore, in Ovide, Métamorphoses (Vie siècle av JC)
Empédocle, fragments (Ve siècle av JC)
Théophraste, Sur la piété (IIIe siècle av JC)
DE 1800 A 1945
Le Prix de Morale de l'Institut National de France (1802)
Joseph-Louis Grandchamp, Essai philosophique : Jusqu'à quel point les traitements barbares exercés sur les animaux, intéressent-ils la morale publique ; et conviendrait-il de faire des lois à cet égard ? (1804)
Percy Bysshe Shelley, A Vindication of Natural Diet (1813) PERIODE CONTEMPORAINE
Theodor W Adorno et Max Horkheimer, Dialektik der Aufklärung (1944), Minima Moralia : Reflexionen aus dem beschädigten Leben (1951) et Beethoven, Philosophie der Musik, Fragmente und Texte (1993)
Paul Claudel, Bestiaire spirituel (1949)
Sidonie Gabrielle Colette, En pays connu (1949)
Guide de nutrition - l'équilibre alimentaire par le végétarisme
de Raphaël Titina

La nutrition est un élément clé dans la quête de notre bien-être et de notre santé. C'est en offrant une nourriture de qualité à notre corps que nous pouvons appliquer la sentence hippocratique : " Que ton aliment soit ta première
médecine ". Or, les hypermarchés nous incitent aujourd'hui à acheter un grand nombre de produits qui ne tiennent pas compte de nos besoins physiologiques réels et provoquent beaucoup de pathologies d'origine nutritionnelle : allergies, obésité, arthrose, athérosclérose, cancer...
Face à cette situation sanitaire alarmante, bien des controverses opposent les partisans des différentes écoles diététiques. Le Guide de nutrition, de Raphaël Titina, a vocation pédagogique et vous aidera à y voir clair parmi les approches alimentaires contradictoires, privilégiant une alimentation végétarienne fondée sur les préceptes de la science indienne de l'Ayurveda. Docteur en pharmacie devenu expert en nutrition, l'auteur restitue page après page ses convictions de végétarien qu'il développe régulièrement dans ses conférences et ses ateliers de cuisine. Cette pertinente association de la diététique occidentale et de la médecine ayurvédique donne au contenu de ce livre une valeur inédite au sujet du végétarisme, une référence. Nul doute que vous trouverez dans cette lecture les aliments qui vous conviennent, appropriés à votre tempérament personnel, propres à stimuler votre vitalité et à régénérer votre capital santé.
Raphaël Titina est docteur en pharmacie et expert en nutrition. Après sa formation à la faculté de Pharmacie de Paris-Sud, il se spécialise dans le domaine de l'éducation sanitaire auprès de l'UER de Nutrition et Diététique. Sa
rencontre avec les membres du Collège de Phyto-aromathérapie fondé par le Docteur Valnet va influencer fortement ses recherches. Il est actuellement formateur et conseiller pour un réseau de magasins bio.
- Broché: 376 pages
- Editeur : Editions Dangles (14 avril 2011)
- Langue : Français
- ISBN-10: 2703308841
La Forêt des 29
de Irène Frain

Inde du Nord, 1485. A la lisière du désert, les rajahs rivalisent de palais mirifiques. Pour les ériger, ils doivent alimenter les fours à chaux et abattent les arbres par milliers. Or, comme les Vieux l'avaient prédit, une sécheresse effroyable se met à ravager la région. Au coeur de la catastrophe, un humble paysan se dresse : Djambo, jeune homme rejeté par les siens, a rejoint le peuple des pauvres. Dans sa longue errance, il a tout vécu, la faim, les deuils, la route, les mirages destructeurs de l'orgueil et de la richesse, la douleur de l'amour trahi. Mais il a surtout appris à connaître la Nature. Le premier, il comprend que la sécheresse n'est pas une vengeance des dieux, mais celle de la nature maltraitée. Avec quelques hommes et femmes de bon sens, il fonde une communauté qui permet la survie de tous grâce à l'application de 29 principes simples. La vénération des arbres est le pilier de cette communauté, dont les adeptes ont pris le nom de « 29 » en hindi : les Bishnoïs.
La démarche de Djambo frappe les esprits et son efficacité fait école. Dès 1500, l'Inde du Nord compte des centaines de villages de « 29 ». Gestion rationnelle de l'eau, respect des femmes, protection des animaux sauvages, compassion envers tous les vivants, égalité des castes : les principes des Bishnoïs séduisent les hommes les plus divers. Les politiques les respectent et ils vivent en paix. Mais en 1730, le maharadjah de Jodhpur est pris à son tour de folie bâtisseuse. Venant à manquer de bois, il expédie son armée dans une forêt qui appartient à une femme Bishnoï, Amrita. « Plutôt mourir ! » déclare-t-elle aux soldats en s'enlaçant à un arbre. Elle est décapitée. Ses filles l'imitent et sont massacrées. D'autres Bishnoïs prennent la suite, eux-mêmes trucidés. Ce massacre semble ne jamais devoir finir. Mais à la 363e victime, le chef de l'armée, écoeuré, renonce. Et le maharadjah, troublé, décide de protéger à jamais les « 29 », leurs animaux et leurs forêts. Sur fond de steppes arides et de palais princiers, c'est cette épopée historique méconnue que ressuscite Irène Frain, après une enquête au Rajasthan sur les pas du légendaire Djambo, puis chez les Bishnoïs eux-mêmes, qui font actuellement figure de pionniers de l'écologie moderne, et donnent à ce roman flamboyant des allures de conte initiatique.
- Broché: 368 pages
- Editeur :Michel Lafon (12 février 2011)
- Langue :Français
- ISBN-10: 2749913608
Confessions d'une mangeuse de viande
de Marcela Iacub

« Il y a quelques mois, un événement tragique a complètement transformé l’idée que je me faisais de mon passé. Depuis, je sais que la seule chose digne d’intérêt qui me soit arrivée, c’est le fait d’avoir mangé de la viande. »
Marcela Iacub est directrice de recherches au CNRS, juriste et écrivain.

Née à Buenos Aires, Marcela Iacub est juriste et chercheur au CNRS. Elle intègre le barreau de Buenos Aires à vingt et un ans. En 1989, elle s’installe à Paris, où elle devient juriste spécialisée dans la bioéthique. Après sa thèse de doctorat à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), sous la direction du professeur Antoine Lyon-Caen, elle devient chercheuse au CNRS et membre associée au Centre d'étude des normes juridiques de l'EHESS. Marcela Iacub est l’une des meilleures spécialistes en bioéthique, elle travaille notamment sur les problèmes posés par l’évolution des technologies de la procréation et les revendications contemporaines touchant à la sexualité. Marcela Iacub est l'auteur de Le Crime était presque sexuel (EPEL, 2002), Penser les droits de la naissance (PUF, 2003), Qu’avez-vous fait de la libération sexuelle ? (Flammarion, 2002), L’Empire du ventre (Fayard, 2004), Aimer tue (Stock, 2005), Bêtes et victimes (Stock, 2005), Antimanuel d’éducation sexuelle, avec Patrice Maniglier (Bréal, 2005) et Une journée dans la vie de Lionel Jospin (Fayard, 2006).
Le cochon qui chantait à la lune

Le dernier livre de J. M. Masson sort aux éditions One Voice ! Découvrez, à travers une multitude de témoignages et d’observations, la vie émotionnelle des animaux de ferme, dont la sensibilité demeure méconnue du plus grand nombre.
Une collaboration passionnante
Jeffrey Moussaïeff Masson et One Voice ont décidé de s’associer pour l’édition de la traduction française du « Cochon qui chantait à la lune ». Pour cet auteur de best-sellers, spécialiste de la vie mentale des animaux, comme pour l’association, un seul objectif : contribuer à ce que les animaux soient mieux connus du grand public, pour mettre un terme à leur exploitation. Avec ce livre, l’accent est mis sur les animaux élevés dans les fermes : cochons, vaches, moutons, chèvres, poules et canards.
Des cochons surprenants
Dans son nouveau livre, Masson fait définitivement tomber les idées reçues concernant les cochons. Leur personnalité, autant que leurs comportements sociaux et leurs préférences alimentaires les font étrangement ressembler à nos semblables. Il décrit des animaux intelligents et attachants, qui remuent la queue comme les chiens lorsqu’ils sont contents et sont capables d’aimer les humains, sans doute bien plus que de raison…
Des poules qui câlinent
Masson raconte aussi comment se comportent les poules lorsqu’elles ne craignent pas l’humain, rapportant notamment le cas de certaines aimant beaucoup se faire câliner… Il relate aussi l’histoire de l’une d’entre elles, particulièrement taquine, qui prend un malin plaisir à faire sursauter un chat. Les poules acquièrent grâce à lui une identité, et s’avèrent, bien plus que des volatiles stupides, des oiseaux sensibles capables de choses surprenantes lorsqu’on leur permet seulement d’exister et de nous faire confiance !
Des facéties des chèvres aux canards pacifiques
A travers une multitude d’anecdotes, de rencontres et d’observations, Masson lève le voile sur les animaux les plus intensément exploités. Il nous livre ainsi de fascinants témoignages sur les facéties des chèvres et leur grande intelligence, mais aussi de belles histoires d’amitiés entre des moutons ou des veaux et, plus surprenant encore, celles de canards pacifiques et altruistes…
Changer le regard
Au fil des pages, on comprend que si nous ignorons tant de choses à propos de ces animaux, c’est sans doute parce que nous ne voulons pas les connaître, pour pouvoir continuer à les exploiter – impunément. Car une fois que l’on a ouvert les yeux sur le trésor de leur existence, on ne peut plus les considérer comme d’insensibles machines à produire…
Agir ensemble
Vous pouvez nous aider à sensibiliser le plus grand nombre à la vie émotionnelle des animaux des fermes en achetant ce livre et en l’offrant à vos proches.
« (…) faisons preuve de sagesse, de justice et de compassion.
C’est bien le minimum nécessaire ». (JM Masson)
Jeffrey Moussaieff Masson
J.M. Masson est un auteur américain, aujourd’hui installé en Nouvelle-Zélande. Titulaire d’un doctorat de l’université de Harvard (en sanskrit), et diplômé de l’Institut de psychanalyse de Toronto, il a été directeur de projet des Sigmund Freud Archives Inc.
Il est connu pour ses publications concernant la vie émotionnelle des animaux. Il a notamment écrit « Quand les éléphants pleurent – La vie émotionnelle des animaux » (Albin Michel, 1997), et « Un chien ne ment jamais en amour », (Albin Michel, 1997), tous deux best-sellers ayant connu un succès international.
Totalement opposés à toute forme d’exploitation de l’animal, lui et son épouse, qui est pédiatre, sont vegans et leurs enfants sont végétariens. Il est convaincu, comme One Voice, de la valeur qui réside en toute vie, qu’elle soit humaine ou animale. Y porter atteinte, de quelque manière que ce soit, constitue selon lui une grave injustice et c’est ce qu’il essaye de montrer dans ses livres.
Extrait de l’avant-propos :
« (…) La plus terrible de toutes les injustices consiste à ôter la vie à un animal, QUEL QU’IL SOIT, car il ne peut plus exprimer sa raison d’être qui est simplement d’être, d’exister et de faire tout ce à quoi son évolution l’a conduit : ressentir des émotions, nouer des relations, vivre en liberté dans un environnement naturel sans être exploité par un autre être. Il n’existe aucune excuse pour tuer un animal et nous devons nous garder des tentatives de justification au nom de la nécessité ou d’un droit divin. Félicitations à One Voice pour avoir pris au sérieux cette philosophie et pour l’avoir mise en pratique.»

Le Cochon qui chantait à la lune
de Jeffrey Moussaieff Masson
Le monde émotionnel des animaux de ferme
Commander le livre
Accéder au site : www.one-voice.fr
La cause animale (1820-1980). Essai de sociologie historique
de Christophe Traïni

Souvent réduite à des stéréotypes réducteurs, la protection animale constitue une cause militante des plus anciennes et complexes. En s'appuyant sur une comparaison franco-britannique, cet ouvrage retrace les inflexions successives à l'origine des multiples facettes qui caractérisent, aujourd'hui encore, la protection animale. Indissociables des évolutions de la philanthropie, bien antérieures à l'apparition des mots d'ordre de l'écologie, les mobilisations collectives en faveur du sort des animaux éclairent plusieurs processus cruciaux de notre histoire socio-politique : évolution des sensibilités et des émotions socialement valorisées; définition de la violence légitime; constitution des normes visant à réformer les moeurs; rivalité des élites se réclamant de diverses formes d'autorité; influence des religions sur les engagements militants; effets des discriminations de genre ...
Christophe Traïni, membre de l'Institut universitaire de France, est maître de conférences à l'Institut d'études politiques d Aix-en-Provence, médaille de bronze du CNRS 2005.
Spécialiste des mobilisations collectives, il a déjà publié, aux PUF, Les braconniers de la République. Les conflits autour des représentations de la Nature et la politique (2003), et aux Presses de Science Po La musique en colère (2008) et Émotions... mobilisation ! (2009).
Table des matières
Introduction
Chapitre premier. — Une cause ancienne et complexe
Le modèle britannique et ses émules
Des engagements équivoques, évolutifs et cumulatifs
Chapitre II. — Noble douceur, vile cruauté
La sensibilité des hommes distingués
Proscrire les spectacles répugnants
Chapitre III. — Agir en philanthrope éclairé
Ni sentimentalité ni affectation
Du point de vue de l'intérêt bien entendu
Chapitre IV. — Éclairer l’ignorance, polir la barbarie
Une pédagogie de la douceur pour prévenir le crime
Surveiller, récompenser et punir
Des auxiliaires des pouvoirs publics
Chapitre V. — « Nous », les animaux et « Eux »
Les figures repoussantes de la bestialité
Des vertus nationales distinctives
Établis, challengers et exclus
Chapitre VI. — La montée en puissance de la tendresse
Animalité, égalité, fraternité
L’animal d’affection ou le refuge de l’intimité
Bestiaire imaginaire et peluches de l’enfance
Chapitre VII. — Victimes (animales) et domination sociale
Au fond de la révolte contre les forts
Démasquer les bourreaux, secourir les victimes
Émotions, contre-mobilisation, délégitimation
Chapitre VIII. — Une Nature de moins en moins « sauvage »
De l’exploitation à la contemplation des espèces
Férocité technologique, asservissements industriels
L’aggiornamento de la philosophie morale
Conclusion
Quelques repères chronologiques
Bibliographie
L'éthique animale
de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

Les animaux ont-ils des droits et nous des devoirs à leur égard (si oui, pourquoi, et lesquels) ? Méritent-ils tous notre considération morale (si non, au nom de quoi exclure certaines espèces) ? Quelles sont les conséquences pratiques de ces choix éthiques, en termes d'alimentation, de recherche scientifique, de divertissements et, plus largement, de projet de société ?
L'éthique animale recouvre un ensemble de questions et non pas, comme on le croit trop souvent, une compilation de règles idéales sur ce qu'il est « moral » de faire aux animaux. Il n'existe du reste pas une charte sur laquelle tout le monde serait d' accord, mais un domaine de recherche dans lequel, au contraire, beaucoup de personnes sont en désaccord. Ce livre propose ainsi le premier panorama synthétique de l'éthique animale contemporaine.
Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer, docteur en sciences politiques et en philosophie, est maître de conférences en relations internationales au Département de War Studies du King s College à Londres.
Table des matières
Introduction
Chapitre premier. — La souffrance animale
L’existence d’une souffrance animale
La souffrance de quels animaux ?
La souffrance est un critère pertinent de considération morale
La souffrance est-elle un critère nécessaire et suffisant ?
Chapitre II. — L’antispécisme
L’héritage du darwinisme
Une « schizophrénie morale »
L’analogie avec le racisme et l’esclavage
Spécismes direct et indirect
L’argument des cas marginaux
Être ou ne pas être antispéciste
Chapitre III. — Le welfarisme et l’abolitionnisme
Le welfarisme
L’abolitionnisme
La libération animale
L’usage de la violence
Chapitre IV. — La justice et la compassion
L’approche par la justice
L’approche par la compassion
L’approche féministe
Justice ou compassion ? Une opposition à nuancer
Chapitre V. — Les théories des droits des animaux
Quels droits ?
Feinberg
Regan
Francione
D’autres théoriciens des droits
Chapitre VI. — Les autres positions
L’utilitarisme de Singer
L’approche par les capabilités de Nussbaum
L’intuition et la moralité courante
Conclusion
Bibliographie
Site de l'éditeur: http://www.puf.com/wiki/Accueil
Réflexions sur la condition faite aux animaux
Françoise Armengaud

Conviction du caractère central, encore de nos jours, de la notion de sacrifice, pour archaïque voire désuète qu'elle puisse paraître à un esprit occidental - mais au sein même de l'Occident n'est-elle pas vivace dans les pratiques des monothéismes juif et musulman ? N'est-elle pas également centrale, au moins métaphoriquement et théologiquement, dans le christianisme ? Or ce sont les animaux qui en font les frais. Est-ce juste ? Non ! Il convient d'autant plus de s'interroger sur l'éventuelle permanence d'un sacrificiel hors rituel, à la fois sourd, obscur et plat, dénué de toute opérativité positive, celui de l'abattage industriel et de la nourriture carnée, banalement et excessivement consommée aujourd'hui, voire revendiquée comme si la protéine animale faisait partie des Droits de l'homme. Conviction que la " question " des animaux n'est pas un " à côté " ou un " en dehors " de l'humain, mais lui est consubstantielle. Ce n'est donc pas non plus un " hors politique ", et ce, à bien des titres. Rôle " fondateur " (dit-on) des sacrifices dans les cités antiques ou dans les sociétés sans écriture. Pratiques perverses et mortifères à court terme comme à long terme dans les économies modernes. Il faut poser le défi : quelle société voulons-nous pour vivre en paix et en équité non seulement entre humains mais entre " animaux humains " et " animaux non-humains " ? Conviction quant au rôle des artistes et des poètes pour franchir les barrières érigées par des philosophies étriquées, réductionnistes, arrogantes et cyniques (au sens trivial du terme), entre humain et animal, et pour nous donner quelque chose aussi bien de la familiarité que de l'énigme. Elisabeth de Fontenay n'a-t-elle pas affirmé : " Il faut des artistes, virtuoses de la confusion, pour accorder aux animaux une compassion qui élargisse le coeur au point de faire vaciller le propre de l'homme ". Conviction que les animaux sont nos semblables et nos frères. Si la reconnaissance du visage animal, de la parole animale, de la dignité animale, rencontre l'argument de l'anthropomorphisme, elle en triomphe haut la patte. La simple justice requiert pour les animaux leurs droits à vivre libres sur leurs indispensables territoires, à n'être ni chassés, ni pourchassés, ni capturés ni mangés ni appropriés ni exploités de quelque manière que ce soit. Telles sont les principales inspirations de cet ouvrage aux tonalités souvent malheureuses (d'indignation) et parfois heureuses (de jubilation), diverses comme le sont nos relations avec les animaux.
Table des matières
CRIMES CONTRE L'ANIMALITE
Souffrance et mort animales ; Le témoignage de l'art ; A propos du film de Georges Franju, Le Sang des Bêtes
Du sacrifice des animaux, ou comment l'absurde et le cruel se sont parés des plumes de l'intelligible
L'INSCRIPTION DANS LE POLITIQUE
Sur quelques sophisme touchant les droits des animaux
Esclaves, femmes, enfants et animaux dans la Grèce antique
Un fait social complexe : le traitement du cochon en Europe à l'Epoque médiévale
MON SEMBLABLE MON FRERE
Le visage animal : bel et bien un visage
La condition animale selon Hugo, ou la muette éloquence d'un regard d'ombre
Le temps ou les bêtises parlaient : imaginaire des contes, imaginaire de l'enfance
Site de l'éditeur: http://www.editionskime.fr/fr_une.htm
Le cri la carotte : Aventures gauloises d'une végétarienne
de Sandrine Delorme

[…] Je suis devenue végétarienne parce que j’ai compris ce qui se cachait de l'autre côté de mon assiette. Pour le veau, comme pour tout autre animal devenu viande. Je n’avais alors aucune idée des conséquences, ni de la longue évolution qui m’attendait, ni de brusquement devenir, simplement parce que je changeais mon alimentation, une sorte d’objecteur de conscience. […]
Les mouvements pour le végétarisme, pour le véganisme et pour les droits des animaux ne cessent de préoccuper les consciences collectives et s’invitent de plus en plus souvent dans les médias.
Sandrine Delorme, à travers un récit de vie, drôle, nourri par de nombreuses réflexions, répond avec brio à une foultitude de questions : qui sont les « VG » ? Pourquoi et comment devient-on végétarien, végétalien, végane, militant de la cause animale ? Quels liens avec le bio, l’écologie, la décroissance ? Pourquoi s’occuper d’animaux plutôt que des humains ? Et quid des végétaux ? Enfin, les animaux ne se mangent-ils pas entre eux ?...
Le cri de la carotte propose de s'orienter vers une réflexion commune pour la cause animale; en effet, depuis quand un comportement ancré dans nos habitudes lui confère-t-il une légitimité ?
Aux omnivores, aux apprentis végétariens ou aux activistes des droits des animaux, cet ouvrage suggère de nombreuses pistes et aide chacun d’entre nous à élargir le champ de son humanité.
Préface de Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris, où les cantines scolaires servent depuis janvier 2009 un repas végétarien hebdomadaire.
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Sandrine Delorme, outre son combat pour les animaux, est orthophoniste dans deux centres médico-psychologiques pour enfants du XVIIème arrondissement parisien. Elle est également l’auteure de deux recueils de nouvelles pour adultes, N’aie jamais d’enfant et L’Entière Vérité, parus en mai 2010.
- Relié: 218 pages
- Editeur : LES POINTS SUR LES """"i (10 février 2011)
- Langue : Français
- ISBN-10: 2359303457
Site de Sandrine Delorme: www.afleurdeplume.com
Site de l'éditeur: http://www.i-editions.com/

